#13: Mélanie Lachaine parle de refinancement



Le franc-parler avec CHIA #13: Melanie Lachaine - une femme de coeur et de tête - exerce le métier du courtier hypothécaire en adoptant une approche humaine pour conseiller des acquéreurs dans leurs financement, refinancement et renouvellement hypothécaire de leurs maisons et condos. Ça m'a fait grand plaisir de l'accueillir au Studio SF pour enregistrer le 13e épisode du #showimmobilier Le franc-parler avec #CHIA!

Cet épisode fut diffusé le 15 juin 2022 et est en rediffusion sur notre chaîne Youtube, voici sa transcription:

-Bonjour à toutes et à tous, je suis votre happy broker Chia et votre animatrice du “Franc-parler avec Chia”. Aujourd'hui j'ai le grand bonheur d’inviter Mélanie Lachaine, qui est avec nous pour parler du refinancement hypothécaire.

-Bonjour, merci Chia pour l'invitation.

-Ça fait plaisir. Bah oui ! Mélanie, ça fait quelques années qu'on se connaît.

-Déjà.

-En plus, c’est d’être voisines en plus.

-On partage les mêmes passions et dans le même quartier, c’est merveilleux.

-C’est vrai, deux mamans, avec les enfants, deux professionnelles dans le même domaine. En tout cas, ça me fait vraiment plaisir que tu acceptes mon invitation d'être ici aujourd'hui, merci.

-C'est moi qui te remercie, c'est vraiment un privilège, vraiment.

-Oui. En fait Mélanie, toutes les 2, on n’est pas dans l’immobilier depuis toute notre carrière, n'est-ce pas ? Donc je voudrais que tu partages avec l'audience d'où tu viens comme background professionnel.

-Waouh, oui, c'est vraiment là, une belle histoire en fait, parce que c'est une série d'évènements qui m'a amené à réaliser ma dernière carrière, qui est celle-ci, puis par passion. C'est un choix que j'ai fait par passion mais aussi par choix familial.

En fait, c'est toujours ma carrière dans le domaine de la vente. Dans tout type de vente et ma dernière carrière, mon dernier emploi a été dans le domaine aussi du financement, mais dans le secteur automobile.

-D'accord.

-Alors, je travaillais pour une compagnie d'assurance. Alors, j'aidais les directeurs financiers à réaliser des transactions de financement automobiles et des produits après-vente également. Donc, fil en aiguille, je suis devenue maman dans mes 30 ans avancés.

-Le plus bel job.

(rires)

-Le plus beau travail à temps plein de nos vies.

-Oui, c'est ça.

-Ça m'a amené à faire des choix différents parce que le travail m'amenait à être sur la route, et à être plus loin de la maison et tout ça, et j'étais déjà en train de faire mes études de courtier hypothécaire par passion et pour augmenter mes connaissances parce que j'avais des projets d'investissement. Donc je me suis dit, pourquoi pas étudier en parallèle le métier pour vraiment approfondir mes connaissances, comprendre les mathématiques, comprendre le financement.

-Très bien.

-Et...

-Très important en fait, pour tout le monde.

-Mon Dieu, c'est la clé de la réussite en immobilier.

-Oui.

-C'est vraiment indéniable. C'est vraiment la clé, la source, parce qu'il y a tellement de solutions qui s'offrent que, quand est venu le moment de déposer ma fille à la garderie et faire deux heures de voiture et sachant qu'elle pouvait peut-être devenir malade, de venir la chercher, j'ai fait “ok, on replace les priorités.” Et pourquoi je ferais de mon plan B un plan B quand je peux le faire un plan A ?

-Parfait.

-Donc, je suis allé à l'école de l'entrepreneur pour pouvoir réaliser mon cours en 3 mois et je suis devenu courtier hypothécaire en janvier 2019. Ma dernière carrière s'est entamée en janvier 2019 comme courtier.

-Oui ! Aujourd’hui, beaucoup, beaucoup de beaux acquis, je te félicite.

-Merci, merci.

-Puis tantôt tu parlais des solutions, ok ? Il y a beaucoup, beaucoup de solutions hypothécaires. Je sais que justement parce que, en tant que courtier immobilier, je travaille aussi avec les acheteurs qui font leur financement et refinancement. Il y a évidemment 2 façons de faire : soit que les acheteurs travaillent avec un courtier hypothécaire qui a accès à 150 produits différents de différents prêteurs. Donc il y a les banques traditionnelles qu'on connait, il y a les banques virtuelles, il y a toutes sortes de solutions selon le cas de chacun.

Soit on peut travailler avec une banque avec le... comment on appelle le spécialiste hypothécaire ?

-Ça dépend des institutions financières, mais ils vont s'appeler démarcheur hypothécaire, spécialiste hypothécaire.

-C'est ça, et avoir accès aux produits de cette banque, spécifiquement parlant.

-Exact.

-C'est ça. Et qu'est ce qui a fait en sorte qu’en 2019, justement, lorsque tu as obtenu ton permis d'exercice est-ce que tu as comme... qu'est ce qui qui t'a amené vers le courtage ?

-C'est une super bonne question. C’est l'expérience. Parce que quand moi j'ai obtenu ma première hypothèque, j'ai fait affaire avec une banque, ne sachant même pas que le métier de courtier existait, et sachant pas non plus que chaque banque a ses créneaux spécifiques et ses critères spécifiques et ses produits bien à eux.

-Oui.

-Donc ne le sachant pas, j’ai fait affaire avec une institution financière et je n'ai rien compris de ce qui s'est passé de ma transaction.

-Ok.

-Donc je suis parti d'acheteur à propriétaire.

-Oui.

-Sans savoir ce qui se passait ou les étapes à venir.

Et quand j'ai fait mon cours, c'est sûr que pour moi, c'était indéniable, c'est courtier parce que je tiens, et ça, c'est dans mes valeurs profondes, à offrir le meilleur produit pour le client, pas faire comme on dit en bon québécois, “faire fitter le client dans le produit”, mais plutôt fitter le produit au client. Parce que quand on parle d'hypothèque, là, on a principalement de besoin.

Ce n'est pas un taux d'intérêt, ce n’est pas un contrat hypothécaire, c'est quel est le besoin actuel ? Puis quand on parle de refinancement,

-Oui.

-C'est encore plus précis.

-Oui, absolument.

-Parce que dans le refinancement, on a encore plus de critères à l'interne parce qu'on travaille en conventionnel, et non pas en assuré, donc chacune des banques a la marge de manœuvre.

-Oui.

-Alors, quand les banques m'approchaient au début de ma carrière de courtier pour venir travailler dans une institution financière, pour moi c'était un non négociable. Même si l'attraction financière était présentée, ce n'était pas possible pour moi de me dire "je vais travailler pour une seule institution financière et convaincre mes clients que c'est la meilleure”, car je sais que ce n'est pas la réalité. Alors pour moi, c'était ça, c'était vraiment d'offrir le plus beau portrait au client dans toute sa transparence.

-Oui.

-Puis aujourd'hui avec la MF en plus, on est encore plus transparent qu'on ne l'a jamais été.

-Absolument.

-On fait des recommandations, 3 options on explique clairement aux clients chacun des produits pour qui, pour quoi, les coûts rattachés à ça, et surtout les dessous de contrats.

-Oui. Oui, oui, c'est ça. Tout est dans l'art de bien communiquer, puis derrière tout ça lorsqu'on est capable de bien expliquer, ce n'est pas vraiment beaucoup, beaucoup d'investissement, à bien comprendre chaque produit et ses avantages et désavantages, n'est-ce pas ? Par exemple...

-Une hypothèque, on compare à un ADN.

-Oui.

- Moi j'habite un condo, ma tour de condo, on pourrait tous avoir le même prêteur, on n'aurait pas le même produit, ou encore mieux, chaque propriétaire pourrait avoir une suggestion de prêteurs qui va être complètement différente parce que c'est sa situation à lui.

-Oui, absolument. C'est ça, parce que comme un acheteur qui se refinance pour acheter, ou le premier acheteur, ou un acheteur qui achète avec un partenariat, par exemple ses parents, ou un acheteur qui est étudiant, qui vient d'arriver de l'extérieur du pays, ou quelqu'un qui est ici temporairement avec un permis de travail. En tout cas, il y a tellement de profils différents, n'est-ce pas ?

-Oui.

-Oui, c'est ça. Mais aujourd'hui, on va se concentrer sur le refinancement, parce que pour moi, le refinancement, c'est qu'est-ce que... je travaille beaucoup avec mes investisseurs immobiliers qui utilisent le refinancement comme un outil incontournable pour vraiment augmenter, enrichir leur patrimoine familial, au lieu d'avoir sa résidence permanente seulement, ou un autre chalet, un plex, un autre plex. Mais il est possible, justement, avec la stratégie de refinancement pour augmenter les différentes variétés, diversifier ses investissements.

-Absolument.

-Et puis, c'est quoi, donc, quels sont les différentes situations où est-ce qu'un client vient te voir et il demande “bon, j'ai besoin d'une solution de refinancement”, rénovation ?

-En fait là, je te dirais même qu'à la base il y a des gens qui ne voient même pas le refinancement comme étant une solution.

-Ah!

-Des fois, c'est juste à discuter avec eux d'un besoin ou d'un projet, et là, on cherche des solutions financières pour réaliser le projet. Et quand on a déjà des actifs avec de l'équité, c'est sûr et certain que ça, ça devient un outil d'effet levier.

-Oui.

-Alors, c'est là où on vient répondre à un besoin avec la propriété. Ça dépend des profils d'investisseurs. C'est sûr que tout profil d'investisseur va être vraiment étudié et analysé à sa juste valeur, mais pour augmenter un patrimoine familial, l'outil levier d'hypothèque est excellent parce que on peut utiliser le refinancement, que ce soit pour faire des nouvelles acquisitions immobilières, que ce soit pour faire un don à la famille.

Il y a des refinancements que je fais pour des travailleurs qui veulent anticiper, devenir travailleur autonome, donc dégager en équité sur leur propriété afin de leur permettre de faire une transition sans avoir de soucis financiers.

-Oui.

-L'hypothèque, là, c'est en discutant ensemble d'un besoin qu'on réalise les outils qui existent. C'est fabuleux ce qu'on peut faire avec cet outil-là.

-Tellement.

-On réalise tellement de rêves, tellement de projets, tu sais ?

-Oui.

-Oui, il y a des rénovations qu'on peut faire sur la propriété, donc on vient chercher une valeur sur notre propriété en plus.

-Absolument.

-Donc, on vient investir dans notre patrimoine, on peut faire de l'investissement aussi au niveau des placements, même des placements financiers. Alors tu sais, ça dépend du profil du client, mais le refinancement de la résidence principale ou secondaire, ou même du locatif quand on est dans le résidentiel, on a tellement d'options, il faut juste être en mesure de pouvoir qualifier un dossier et surtout d'aller chercher l'équité.

-Oui.

-Puis si on peut rentrer dans le sujet d'équité, là... on a connu une belle bulle là, immobilière, en ce moment-là. Les gens qui ont refinancé ou qui sont en fin de terme et qui veulent aller chercher la nouvelle valeur, c'est là qu'ils vont gagner en équité.

-Super, un bon moment.

-Exactement.

-Exactement. Donc si j'entends bien, c'est qu'il y a encore plusieurs personnes qui méconnaissent le mot “refinancement” ?

-Absolument, c'est ça, oui. Et puis, ils ne savent pas jusqu'à quel point ça peut leur être utile.

-Oui, absolument.

-Même un exemple aussi simple que “je ne veux pas investir, je ne veux pas financer quoi que ce soit, mais j'anticipe prendre ma retraite et je veux m’alléger la charge financière”.

-Exactement. C'est le bon mot, “alléger”.

-Alléger ma charge financière tout en pouvant me permettre de vivre, puis de pouvoir continuer à grandir, puis à vieillir dans ma maison, dans ma propriété que j'ai payé pendant x nombre d'années.

-Tout à fait.

-C'est un effet levier pour venir vraiment nous soulager, nous alléger d'un fardeau financier.

-Ah, j'adore l'effet de levier, je l'utilise depuis... Depuis très longtemps ! Et je souhaite tellement que tout le monde puisse connaître, cette stratégie et de générer plus de revenus passifs. Parce que tu sais, la vie est pleine, on est rempli de responsabilités. Comme nous, en plus d'être courtiers hypothécaire, immobilier, de rouler nos affaires, on a aussi la famille, les amis, d'autres projets qu'on a le goût de réaliser, qu'on est passionné de partager, n'est-ce pas ? Donc, c'est juste... c’est vraiment, vraiment quelque chose que... C'est pourquoi, en fait, que j'ai parti cette émission, “Le franc-parler avec Chia”. Je voudrais comme partager le plus de connaissances possibles, parce que j'ai tout appris par moi-même, petit à petit, par l'expérience, acheter un immeuble, vendre un immeuble, acheter un autre, puis ajouter au fil des ans. Mais s'il y a un espace où est-ce que on peut apprendre, c'est fantastique.

-Absolument, puis tu sais, dans tout projet qu'on anticipe, c'est vraiment de s'entourer de professionnels.

-Oui.

-J'apprends par les professionnels. Si j’ai des problèmes de santé, c'est un professionnel de ce domaine que je vais consulter. Alors c'est sûr qu'en immobilier, courtier immobilier, on ne peut pas se passer de vos services. Autant que je me dis que le mien est aussi essentiel, parce que j'ai la connaissance de pouvoir étudier le marché hypothécaire à la place du client qui se présente chez sa banque avec son dossier de refinancement.

-Oui.

-”Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce que je peux avoir ?” puis aller frapper à l'autre porte avec son propre dossier ? C'est un gain en temps, c'est un gain en énergie, puis en connaissances.

-Oui.

-C’est vraiment...

-C'est ça. Je ne peux même pas compter des milliers d'heures qu'on investit pour juste être comme constamment à jour, des changements, des réglementations, n'est-ce pas ?

-Ah oui.

-Ah! (rires)

-Il faut se tenir à jour, ça bouge, puis surtout, ça bouge énormément en ce moment.

-Oui, tout à fait.

-Le marche s'adapte la situation actuelle, ça bouge beaucoup.

-Je suis d'accord avec toi que travailler avec une professionnelle ou un professionnel, c'est de travailler avec un conseiller qui est avisé.

-Exact.

-Oui, exact, et ça apporte vraiment beaucoup de valeur. Puis en fait, justement, en parlant de tous ses connaissances à jour et tout ça, est ce que tu peux nous partager... Est-ce que le taux, l'augmentation de taux actuelle, ça a un impact sur un dossier de refinancement ?

-C'est certain que oui. Pourquoi ? C'est qu'on parle aussi de ratio d'endettement ?

-Oui.

-Donc dans le résidentiel, on a des ratios d'endettement à respecter et dans le refinancement aussi. L'avantage qu'on a dans le financement versus l'achat, c'est qu’on a différents outils. Alors d'une banque à une autre on peut utiliser juste un refinancement sur une valeur. Alors on peut augmenter certains ratios d'endettement selon le ratio prêt valeur qu'on emprunte. Alors, il y a vraiment différents outils à utiliser selon notre profil. Donc c'est là où j'entre en ligne de compte, où je me dis “ok, j'ai une valeur de propriété de X et mon maximum de refinancement possible, c'est toujours 80% pourcent de la valeur”.

-Exact.

-Donc, un 80% de la valeur. Est-ce qu'avec le dossier client, je suis en mesure de venir répondre à mes ratios d'endettement pour obtenir 80% de refinancement ?

-Oui.

-Si ma réponse est non, là il faut que je travaille, puis que je travaille vraiment dans le macro, pour venir chercher le bon produit hypothécaire. Donc là ce que je vais faire c'est vraiment l'analyse de chacune des institutions financières pour voir comment venir qualifier la meilleure transaction du client. Donc quand on dit on parle de taux d'intérêt en premier c'est faux mais le taux d'intérêt impact.

-Oui.

-Pourquoi ? C'est que dans les ratios d'endettement, la BD et la TD, le paiement hypothécaire du financement...

-Ah, des beaux calculs!

-Des très beaux calculs!

(rires)

-Des très beaux calculs, mais en ce moment, la réalité de la qualification, si on qualifie un dossier pour un client qui veut avoir un financement en taux fixe, c'est un taux contractuel plus 2%.

-Oui.

-C'est beaucoup. Ça veut dire que notre montant qu'on veut demander, on doit le demander à plus de 6% de refinancement. Il faut se qualifier, c'est le “stress test” de la Banque du Canada.

-Oui.

-Alors là, ça vient augmenter nos ratios d'endettement vs. à l'époque, au moment où les taux étaient plus bas, la règle de base était le plus élevé entre le 5,25% du stress test de la Banque du Canada.

-Oui.

-Et le taux contractuel plus 2%. Mais quand on a un 2% de taux contractuel à 4% en utilisant 5,25%, là on est passé à 6. Plus de 6% pour les taux fixes. Donc on vient augmenter notre empreinte, notre ratio, donc diminuer notre capacité d'emprunt.

-C'est ça. En fait, ça peut énerver certains emprunteurs, je comprends. Parce que lorsqu'on a le goût de réaliser une acquisition ou un accomplissement, en fait, on cherche une solution de refinancement. Par contre, je pense que ce barème qu'on augmente pour le test de stress, c'est en fait sécuritaire pour l'ensemble du pays.

Justement, si on compare. Tu sais, hier soir, j'étais avec les banquiers et on a justement parlé de l'économie, et de se comparer aux États-Unis, qui pourraient avoir une bulle beaucoup plus facilement que ce qui se passe ici à au Québec, parce que justement, on a notre gouvernement qui met des mesures nécessaires pour s'assurer que les banques ne vont pas surendetter.

-Oui, puis le stress test, ce n'est pas juste bon pour les banques ou pour les institutions, c'est vraiment pour le client.

-Oui, aussi.

-Parce que le client qui vient emprunter à un maximum de ses capacités d'emprunt et que lors de son renouvellement hypothécaire à la fin de son terme, si les taux ont augmenté de 2 et 3% et qu’il n’est plus en mesure de pouvoir faire le paiement avec la même facilité, il n'est pas dans une meilleure position non plus, donc c'est pour ça que le stress test existe. Ça sert à voir aujourd'hui, au taux d’aujourd’hui, avec des risques de hausse, et en ce moment, c'est plus des risques, c'est une réalité, est ce que je suis encore en mesure de payer mon hypothèque ? Donc c'est une sécurité financière aussi pour l'utilisateur.

-Oui, et lorsqu'on dit sécurité financière, en fait, c'est une sécurité émotionnelle. (rires)

-Il n'y a pas un dossier qui travaille de la même façon.

-Non, non.

-Du tout, du tout, du tout.

-C’est ça.

-Puis c’est sûr que travailler dans du refinancement avec des investisseurs, c'est agréable, dans le sens où ils comprennent la mathématique, la gymnastique à faire, et les risques à prendre aussi, mais souvent, c'est quand les gens viennent refinancer pour investir, c'est qu'ils n'ont pas seulement une propriété ou ils n'ont pas juste une situation qui va les amener à être à risque.

-C'est ça. Peut-être pour ceux qui nous écoutent présentement, mais qui n'ont pas encore exploré cette avenue-là. Est ce qu'on peut comme donner, peut-être, un scénario très simple. Par exemple, j'ai un client qui a acheté son condo, il y habite et puis là, il veut augmenter justement ses investissements. Il est allé, donc, chercher le refinancement sur son condo actuel en achetant un autre. Il y a déménagé pour louer le premier et habiter le deuxième. Dans ce genre de scénario-là, qu'est-ce que tu recommandes ? Comment est-ce que tu accompagnes le client et qu'est-ce que tu recommandes comme stratégie, est-ce que c'est mieux qu’il habite dans son premier condo, ou c'est mieux qu'il habite dans le deuxième condo ?

-Ça dépend de sa stratégie. En fait, qu'est-ce qui est le plus rentable pour lui, de louer aussi.

-Oui.

-C’est sûr que quand on habite une propriété, on peut choisir aussi d'assurer cette propriété-là, si on devient occupant de la propriété. Ce que ça veut dire, c'est qu’évidemment, on peut mettre moins de 20% de mise de fonds, donc avoir un assureur.

-Ok.

-Ce qu'on ne peut pas faire avec du locatif.

-D'accord.

-Donc si on achète un locatif, et bien automatiquement, c'est un 20% de mise de fonds, donc l'investissement est plus grand.

-C'est ça. En fait, justement, merci, c'est ça que je voulais entendre. Donc il faut... il y a comme quelques points à réfléchir avant, et c'est pour ça que c'est bien de discuter qvec toi ou un autre professionnel en hypothécaire, justement. Parce que ça dépend en fait de plusieurs éléments. Premier élément, c'est les loyers. Donc, où est-ce qu’on va tirer plus de revenus, moins de dépenses dont revenus nets donc, qui viennent comme augmenter les revenus passifs ? Et puis aussi il faut penser qu'est ce qui est au niveau fiscal ?

-Oui.

-Dans un des épisodes, justement, on en a parlé avec une fiscaliste en immobilier, Chantal Couture, et donc elle nous a expliqué comment est-ce qu’on doit prévoir à la revente de commence ne pas se faire imposer. Donc il y a tout plein, plein de facteurs à considérer.

-Beaucoup de facteurs. Si je regarde juste de mon côté les qualifications, on est toujours dans le résidentiel. À quelle stratégie on va utiliser pour qualifier un dossier avec deux propriétés ? Parce qu'il faut toujours tenir compte des ratios d'endettement. Alors quelle banque va donner la meilleure capacité d'emprunt ou la meilleure capacité de ratio d'endettement pour utiliser le calcul des revenus de l'immeuble locatif ? Comment considérer l'immeuble sujet, non sujet ? Alors, c'est beaucoup de choses à savoir, puis à utiliser.

-Oui.

-Puis, ils ont tous leurs règles différentes.

-Je suis curieuse. En fait, par exemple, je sais que tu travailles genre 16h par jour, mais on va juste prendre un exemple que dans une journée de 8h de travail, ce qui n'arrive jamais. Combien de temps que tu mets pour justement, "éduquer”?

-Mon client?

-Oui.

-Pour une transaction?

-Oui ?

-Je te dirais depuis les 2 dernières années, beaucoup plus. Beaucoup, beaucoup.

-Et pourquoi ?

-Parce que c'est important qu'ils connaissent ce qui se passe en ce moment.

-Oui.

-L'impact, les taux d'intérêt et de leur situation. Alors quand par exemple là, c'était la période des pré qualifications au début d'année. Donc la période des pré qualifications, je suis toujours en analyse de besoins. Ça, c'est la première chose. “C'est quoi vos plans ? Avez-vous l'intention d'acheter pour du long terme” ou c'est un jeune couple par exemple, qui va acheter une propriété, “est ce que c'est pour du long terme ”ou...

-Transitoire.

-Ou si c'est une transition. Donc là, on va étudier un : la mise de fonds. Vous allez investir dans cette propriété-là est ce que vous allez mettre toutes vos vies dans le même panier. On veut l'acheter, mais éventuellement la louer pour racheter plus tard un autre, on va faire des stratégies appropriées.

Donc, il y a beaucoup d'éducation qui va se faire dès la préapprobation de mon côté, la façon dont moi je travaille.

-Oui.

-Alors, c’est de vulgariser l'hypothèque au mortel pour que tout le monde comprenne.

-Exact.

-Ce que moi j'ai regretté ne pas avoir quand moi j'ai fait mon achat. Donc, que ce soit un premier acheteur en pré qualification ou un investisseur en stratégie d'investissement avec plusieurs propriétés, ça va être la même vulgarisation et la même explication des solutions qui sont à faire, parce qu’en étant dans le métier, je vois les solutions et je m'amuse, et j'ai un plaisir fou à pouvoir trouver des solutions. Puis des fois, j’amène le client à réfléchir autrement à ce qu'il n'avait même pas pensé lui-même.

-Oui.

-Puis on vient de rencontrer une situation, puis on a une solution et une avenue différente à laquelle on n'avait pas pensé.

-C'est ça, c'est exactement ce que j'aime faire.

-C’est un plaisir là, j'adore. Ça demande beaucoup, c'est beaucoup de temps, beaucoup d'investissement, mais tellement enrichissant, là, parce que...

-Oui, c'est ça, ça remplit.

-C'est de toute beauté. Alors oui, puis même jusqu'à la fin de la transaction, j'explique l'entente hypothécaire, j'explique les contrats hypothécaires, dans quoi vous vous engagez, pourquoi je vous ai fait ces recommandations-là, pourquoi je vous propose plus un qu'un autre, oui.

Alors, ça, c'est une transparence, puis une intégrité, que...

-Absolument.

-Travailler pour une seule banque, je ne pourrais pas me permettre.

-C'est ce que je chéris beaucoup aussi comme approche de d'accompagnement client.

Donc, voilà. J'espère que vous avez apprécié ce contenu et merci Mélanie d'être avec nous aujourd'hui. Et si vous avez le goût de discuter de votre projet de financement, de refinancement avec une professionnelle de coeur et de tête, je vous invite à contacter Mélanie Lacahine.

-Merci beaucoup.

-Merci, merci.

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