#5: Jianping Zhou de Desjardins Entreprises parle de la clientèle asiatique en immobilier commercial



Le franc-parler avec CHIA #5

Le franc-parler avec CHIA #5: Dans cet épisode, Jianping ZHOU, Directeur, Secteurs commercial, industriel et immobilier, Marché asiatique, Desjardins Entreprises, nous parle des besoins en immobilier commercial des clients asiatiques partout au Québec ainsi que comment Desjardins qualifie ses emprunteurs et leurs projets immobiliers: acquisitions de terrains industriels, d'entrepôts ou encore d'immeubles multirésidentiels locatifs.

Cet épisode ut diffusé le 8 décembre 2021 et est en rediffusion sur YouTube, voici sa transcription:

Bonjour ! Je suis CHIA, votre HappyBroker et aussi l’animatrice du ‘‘Franc-parler avec CHIA’’. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Jianping ZHOU de Desjardins. Bonjour Jianping ! Bonjour CHIA ! Merci beaucoup d’avoir accepté mon invitation. Et puis, merci beaucoup pour l’invitation. Oui, ça me fait vraiment plaisir que tu viennes rejoindre aujourd’hui pour parler de ta passion et puis justement je suis très curieuse de connaitre ton histoire parce que c’est rare qu’un asiatique parle français. Donc qu’est-ce qui t’a amené à partir de la Chine jusqu’en France et maintenant au Canada ? En effet, quand j’étais en Chine puis quand j’ai fini mon diplôme…D’accord…c’était ma femme qui a choisi la France, puis je suis ma femme, c’est tout simplement comme ça. D’accord. Alors, tu dois être un homme heureux parce que tous les hommes heureux écoutent leurs femmes. Tout à fait. OK, parfait. Puis après ça, pourquoi est-ce que vous avez choisi le Québec ? Ben en fait, quand j’étais en France…Oui…vous savez c’est un peu difficile de rester même si tu as eu un job, tu as eu un travail. Puis j’ai un ami par hasard quand je suis au travail…D’accord…puis ils m’ont dit : OK, allons au Québec… Oui …parce qu’au Québec, en fait on a immigration toute de suite. OK. Puis on parle français, il y a la culture aussi. D’accord. C’est pour ça que j’ai choisi de faire immigration au Québec. Ah d’accord. Oui. Est-ce que c’est le programme de… comment on dit ça ? Travailleurs qualifiés ? Oui. Oui, moi aussi, j’ai immigré au Québec avec le même programme. On a tous du talent. Ouais, superbe ! Donc j’ai aussi, en fait là je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ne savent pas, mais qui soupçonnent. Moi j’ai vraiment, je suis convaincue que j’ai devant moi un génie en mathématiques.

Lorsque j’ai lu ton profil LinkedIn, je suis convaincue que tu es très, très jeune, tu as une douance pour tout ce qui est les chiffres, n’est-ce pas ? Bah, c’est loin d’être un génie en fait premièrement, mais j’ai beaucoup d’intérêts au niveau des chiffres…OK…et puis aussi des calculs comme ça. Ça c’est premièrement quand je fais mes études en finance. Oui. Puis même au début quand je choisissais comme financière, bah finance comme ingénierie financière, … Oui…je ne savais pas que c’était comme autrement, on peut l’appeler mathématiques appliquées. D’accord. Donc, mais je suis le chemin, je n’ai pas de choix, il faut que je prenne les cours pour les chiffres. C’est par là, ouais. Ah, d’accord. Mais c’est loin d’être un génie. Mais comment ça se passe dans ton cerveau ? Tu sais, est-ce que c’est comme les chiffres, ils se placent tous seuls ? Est-ce que c’est comme mettons plus jeune par exemple, dans le parcours scolaire primaire, secondaire ? Est-ce que les questions, les formules de calcul arrivent dans ta tête, puis tu as la réponse immédiatement ? Ça je dirais, ça c’est comme un cumul d’expériences pour des pratiques… Ouais…parce que si par hasard quand j’étais en 3ème année primaire, alors il y a un jour où j’aime bien des lectures, puis j’ai trouvé un livre chez moi, puis dans le placard plus haut… D’accord. …puis plein de poussière… OK. Alors, c’était… s’appelle : « La conte par le grand père Soupoutine »OK. Tu sais, Soupoutine est une personne comme un mathématicien chinois. Oui, oui. Il est très réputé. Oui. Alors je regardais le livre, il n’y avait même pas de page de couverture. OK. Alors je regardais le premier conte, … Oui…c’est intéressant, c’est comme un vieil homme qui amène trois passagers pour traverser un pont à une planche. OK. Donc il y’a l’eau…Oui…une chèvre…Oui…et un chou. OK. Alors il ne faut pas laisser le loup avec la chèvre tout seul.Oui, OK. Il ne faut pas laisser non plus la chèvre avec le chou tout seul. OK.

Alors, mais toi tu peux amener seulement un ou deux passagers pour traverser le pont. OK, comment tu peux traverser sans danger, sans juste qu’en perdant un objet ? OK. Puis bah, maintenant c’est plus simple pour nous, …Oui…mais à l’époque en fait, je pense que j’ai pris beaucoup de temps, puis ah là, je trouvais que c’est très intéressant. Donc ça amène à la réflexion…C’est ça…stratégique.Oui, après, …Oui…puis, il m’a même envoyé comme dans une classe parascolaire, …OK…les jeux olympiques de mathématiques. OK, oui. Puis j’ai eu une bulle d’allant par exemple à l’époque, … Super ! …puis, mais à l’université, … Ouais…j’ai choisi en fait plutôt le cheminement littérature, …OK…au lieu de science.OK. Donc bah, de l’université jusqu’à 2012 quand j’ai repris l’ingénierie financière, ça fait quand même 12 ans ou 13 ans que je ne fais jamais en fait des mathématiques là. OK. Mais dans la vie, on fait toujours le réflexe de réfléchir les chiffres, tout ça, … OK…un peu plus simple, c’est vrai. OK, super ! Donc ça, ça a été une facilité pour toi, une passion pour toi, donc autour des chiffres, ça créé aussi j’imagine, de l’intérêt. En fait, c’est une fondation pour ton choix de carrière. Quand est-ce que tu as planifié à devenir un banquier ? OK, ça en fait présentement, je faisais comme un financement immobilier, commercial. Oui. Alors, ce n’était pas une occasion en fait que je fais une demande de financement pour ma maison. Ah OK. Alors ça, c’est en 2011, en fait quand je viens d’arriver à Montréal, je voulais acheter ma première maison. D’accord, OK. Moi et ma femme, on est rentrés dans une banque à côté de chez nous, RBC je crois. Et puis, la réception, c’est quoi notre but ? Puis, il l’amène un directeur de compte qui est sorti. OK. Quand je le vois en fait, un beau veston, belle chemise, la cravate. Il nous amène en fait dans son bureau bien ensoleillé, il montre une belle carte d’affaire, oh je dis : impressionnant. Je ne me rappelle même plus c’est quoi le contenu qu’on avait parlé. OK. Je regarde en fait la posture-là en fait et puis finalement, on n’a pas lu l’hypothèque, mais ce n’est pas grave, ça vaut la peine. Puis je dis : OK, ça, c’est mon rêve de carrière, puis je vais devenir un banquier. Oh oui, OK. OK, c’est bien. Puis à part ça, j’ai pris mon cours comme gestion financière, après ingénierie financière ; là, j’ai eu mon job en fait à la banque, c’était cool. Puis, j’ai eu ma cravate, j’ai eu mon plein de chemise. Maintenant, tu deviens cette personne qui vous a accueilli…Oui, c’est ça…lors de votre arrivée, oh d’accord. Oh, tu vois…Ça, c’est le destin.…je pense que c’est l’éblouissement du soleil qui a créé cet effet-là, bon fantastique.

Alors ben, ça fait combien de temps que tu joues le rôle du directeur du marché asiatique pour le financement commercial et immobilier chez Desjardins ?A Desjardins, ça fait bientôt je pense bientôt 3, 4 ans.3, 4ans, OK.Justement ça, 2018, le début 2018. OK, super ! Puis au début, moi je suis rentré. Oui. Je travaille avec mon collègue pour le marché asiatique, ça c’est aussi mon but de déplacer ma carrière d’une banque à l’autre institution financière…Très bien.…c’était à CIBC, puis je suis un analyste comme immo-commercial, donc résidentiel aussi. D’accord, oui. Puis mon rêve, c’est de toujours servir en fait la communauté chinoise ou asiatique plutôt comme ça. Super ! OK. Alors Desjardins m’a choisi, puis j’ai choisi Desjardins. Est-ce que vous couvrez en fait le marché asiatique à Montréal ou tout le Québec ? En fait, on a le territoire à travers du Canada normalement, je pourrais servir le client peu importe à travers du Canada, mais principalement à cause que les prises de garantie, certaines augmentations, on travaille plutôt à marcher comme au Québec. OK, je vois, je vois, OK. Dans la province du Québec. Des fois, on fait des déos comme à Toronto par exemple, à Vancouver, c’est on peut le faire aussi.

Alors depuis que tu as accepté ce nouveau défi-là chez Desjardins, est-ce que tu as vu une augmentation de clients asiatiques qui cherchent le financement commercial ? Oui, effectivement. Ah oui, OK. Surtout depuis les deux ou trois dernières années, en fait on avait des clients comme asiatiques, sauf qu’il faudra avoir des ressources humaines ou comme des gens qui peuvent servir c’est comme il dit. C’est pour ça en fait quand on a équipé comme une équipe asiatique, là, on n’est comme plus capable en fait de faire le service pour les autres. Oui, bien-sûr. Parce que c’est important la communication. Oui, absolument. Il y a des gens souvent par exemple : il n’y a pas eu d’augmentation des effets légaux dans les transactions immobilières et commerciales. Oui. Donc, si par exemple les clients, ils ne sont pas sûrs et s’ils comprennent comme la transaction ou les choses, ils hésitent. C’est pour ça en fait, on n’a pas la facilité qui est là ; mais maintenant, on est de plus en plus équipés. OK. Ouais. Je vois, c’est bien, c’est bien, donc il y a beaucoup… donc ça veut dire que dans ton temps quotidien, il y a, en plus de servir la clientèle, il y a aussi le leadership et comment tu fais la structuration d’équipe pour que ça soit de plus en plus efficace. Oui. C’est ça ? Oui, c’est ça. OK, super ! Parce que même la banque, je dis comme Desjardins aussi, il y a un support de supérieur aussi. Donc il voyait beaucoup de potentiel pour le marché asiatique…Oui, tout à fait… et on a des investisseurs qualifiés, on a des gens qui sont comme financièrement très solides. Oui. Alors c’est juste comme comment on exploite, comme on pourrait préparer le terrain pour servir le client. Voilà c’est ça, oui. Oui, puis nous, maintenant c’est comme au lieu de fonctionner comme individuellement, alors ce sera mieux de fonctionner avec une équipe. Oui, OK. Comme ça on a comme des gens qui travaillent pour les financements, on a les gens qui travaillent pour les opérations, aussi pour administratives, d’augmentation. Très bien. Alors, c’est comme un service complet. Oui. Oui. Tout à fait, tout à fait. Je suis très… je suis intriguée par une histoire en fait, j’ai un vieil ami très reconnu à l’international, il m’a envoyé au début de cette semaine un article vraiment très fascinant : un jeune chinois dans le début des vingtaines, il arrive à Vancouver avec 30 millions de dollars et puis, il voulait tout de suite investir en immobilier.

Je voudrais savoir comme par exemple, est-ce que Desjardins, donc dans ton équipe, vous facilitez l’accompagnement ? Est-ce que vous aidez les nouveaux arrivants qui n’ont pas encore d’historique bancaire à investir dans les immeubles commerciaux ? Est-ce que ça peut arriver ou c’est vraiment, il faut que quelqu’un, tu sais comme tu te souviens de ta propre histoire, il fallait que tu arrives et que tu montes tranquillement ton historique. Donc, pour quelqu’un qui est tout nouveau, est-ce que tout de suite, il peut comme sauter plusieurs étapes là, c’est ça ? Je ne dirai pas ‘‘non’’… OK…parce qu’on en a fait. Ah, d’accord. Sauf que ben ça, c’est en fait plutôt c’est comme par rapport comment on qualifie l’emprunteur. Oui. Alors premièrement, on a besoin que l’emprunteur soit expérimenté… Oui…qui ont l’expérience dans le domaine. OK .Mais bien-sûr, l’expérience dépendamment dans quel genre de projet qu’il va investir. Oui. Ensuite, on a besoin de savoir si financièrement, il est solide. D’accord.

Troisièmement, on a besoin de savoir est-ce qu’il y a un historique avec nous ? Oui. Est-ce qu’il y a une connexion avec nous ? Oui. Alors pour les nouveaux arrivants, par exemple… Oui…alors pour le troisième, l’historique, normalement, non ; connexion, non. Mais pour le deuxième par exemple, c’est quelque chose très claire : s’il admet des fonds chez nous, on a besoin de savoir deux choses : est-ce que le fonds est comme le baromètre, mais immobilier ou c’est le fond liquide que je vous disais ? OK, d’accord. Alors ça, ça va comme nous donner comme une idée, OK si jamais quelque chose qui arrive pour le projet, est-ce que l’emprunteur est capable de gérer lui-même pour les cash-flow, pour le remboursement de dette ? C’est le deuxième effet, mais pour le premier qu’on parle l’expérience. Souvent, ils ont plus ou moins les gens qui sont financièrement solides, ils ont plus ou moins des expériences en Chine ou comme à l’étranger, par exemple : au niveau de l’immobilier commercial ou résidentiel. Pour les projets résidentiels, c’était relativement simple par rapport au commercial, parce qu’il y a beaucoup des éléments là-dedans où vous êtes comme outillée, vous savez très bien. Ouais.

Alors on regarde peut-être moins par rapport à cet effet-là. D’accord. S’il est comme financièrement solide, liquide, alors on peut regarder c’est quoi le niveau de risque qu’on peut gérer ? On peut y aller, mais peut-être comme on rajoute la valeur par exemple, donc un petit peu moins. D’accord. C’est comme ça en fait, nous on gère. Je vois. Je ne dirais pas non, mais plus plutôt qu’on conservatisme, plus analyse là-dedans. D’accord. Oui. Donc c’est une question d’évaluer les risques que Desjardins va prendre. C’est ça en fait. OK. Là, on va parler tantôt soit de qualification de l’emprunteur ou sinon, on peut préciser un peu plus. Oui, absolument en fait, justement donc, parmi les clients que vous desservez actuellement, est-ce que tu as observé un changement dans les types d’immeubles que les asiatiques achètent ? Est-ce que depuis 3/4 ans, tu as vu un shift ou une transition je dirais ? Comme par exemple, de peut-être plus petite plex à un immeuble de plus de 100 unités ? Est-ce que tu as vu ce shift-là ? Je dirais oui, un petit peu…OK…parce que bah bien-sûr aussi, tu sais mentalement mon expérience, parce qu’au début, je sers comme un groupe de clients, puis après, j’évalue aussi. OK. Mais les clients dans les deux dernières années par exemple, on a la Covid, les immeubles résidentiels, les multiplex, même les house, les drainhouse et aussi les bâtisses comme industrielles sont plus demandées parce que…Oui, je sais un peu quelque chose. Oui. Je reçois les [rires] oui. Je suis surtout en fait tout le temps, le client me revient, c’est comme : OK, Joe désolé, puis j’ai perdu le beat of the beat. Oui. Comme en fait, j’ai perdu l’offre d’achat, il y a quelqu’un d’autre qui a soumis comme un ordre supérieur. Ouais. Puis aussi comme des fois en transactions cash, tu sais ça arrive. Oui. Mais plutôt, c’est comme industriel et résidentiel. Oui. Donc c’est des deux genres de propriété. OK, je vois. Oui, encore en général je dirais. OK, OK, super !

Parce qu’en fait justement, je pense que lorsqu’on parle de l’industriel, évidemment, il y a l’acquisition du terrain, mais parfois, le terrain vient aussi avec un entrepôt et puis ça, c’est vraiment le type de produit qui est très, très recherché actuellement. Oui, effectivement. Étant donné qu’il y a beaucoup d’asiatiques, je pense qu’en fait, tu me corriges si je me trompe, en tout cas de par ma propre expérience, c’est que mes clients asiatiques, ce sont les entrepreneurs, puis il y en a beaucoup qui font de l’importation. D’où vient l’importance de trouver un entrepôt qui va être suffisamment grand pour supporter leurs opérations, n’est-ce pas les marchandises arrivent de l’Asie ou d’ailleurs jusqu’ici, puis il faut qu’ils y qui entreposent tout près du centre de distribution. Oui, tu as tout à fait raison ; en fait, il y a des clients qui font beaucoup l’importation et l’exportation et ont besoin des entreposages. Par contre aussi, pas seulement les importateurs ou exportateurs, il y a aussi les gens qui font les manufacturiers. Oui.Il y a aussi comme le data secteur, comme les nouvelles industries qui plus hot, je vous dis. Oui. Et aussi, par exemple, comme des gens qui font les recyclages, des choses reliées à l’environnemental. Oui, c’est ça. Alors ils ont beaucoup de besoins pour ce genre de comme entrepôts. Oui, absolument. Il y aussi les agroalimentaires comme des supermarchés par exemple, ils ont besoin d’avoir des facilités pour leur évolution par exemple, oui pour demander. Oui. Mais par contre, à spécifier : c’est que dans le type d’industriels, admettons on parle entrepôts, …Oui…les entrepôts comme des vieux âges, comme des anciens motels qui ont un clearance ceiling height comme plus bas par exemple ou comme avec des facilités désuets, avec des bâtisses plus vieilles. Oui, voilà. Ce n’est pas les choses qu’on recherche…Non…c’est plutôt comme une nouvelle norme, admettons avec comme hauteur libre plus élevée. Je vois même en fait des hauteurs libres de 100 pieds. Oui. Tu vois, c’est énorme. Oh, waouh ! Oui, parce qu’avec l’évolution des technologies, les heights… C’est ça…donc c’est possible d’avoir l’utilisation de l’espace plus efficace.

Oui, absolument. Oui et c’est ça, qu’on doit faire attention aussi. Oui, je comprends tout à fait parce que je vis ça à chaque jour. Hier, justement, j’ai visité 32.000 pieds carrés de warehouse et puis là, le vendeur il a dit : ah ben, je veux combien pour ma bâtisse ? J’ai dit : honnêtement, ce n’est pas si facile de vendre parce que justement, le plafond n’est pas assez élevé. OK. Tous les acheteurs, ils cherchent minimalement 18 pieds, 24 pieds ou 100 pieds comme ce que tu viens de dire. C’est ça, ouais. Alos, les plafonds, tu sais les bâtisses un peu plus datées et qui ne sont pas assez élevées, ça serait un défi pour demander les permis ou de démolition, de reconstruire, il faut redévelopper. C’est ça, c’est tous les éléments là-dedans pour considérer la valeur. Puis là lorsque quelqu’un qui dit : ben en fait, quand même il n’y a rien à vendre sur le marché, on doit quand même acheter le terrain qui a déjà le zonage industriel et puis peut-être d’investir pour démolition pour le redéveloppement. Mais à ce moment-là, c’est là que vous autres, vous faites la différence : est-ce que c’est un projet viable ? Tu sais parce que l’acquisition, le coût d’acquisition des terrains est déjà assez élevé, puis après ça, il faut aussi considérer la construction, waouh ! Oui, c’est beaucoup de choses en fait, il faut considérer comme croisées en fait, ouais.
Alors, ma prochaine question, ça m’amène à ma prochaine question de savoir donc, dès qu’un client qui arrive vers toi : tu sais Jianping, j’ai besoin justement de savoir si ce projet est finançable, à partir de ce premier contact, cette première information, jusqu’à temps quand lui, il réussit à créer un nouvel d’entrepôt, on parle d’un processus de combien de temps ? Est-ce que vous parlez en fait de chercher une bâtisse existante ou comme faire une nouvelle construction ? C’est ça, si jamais, il y a déjà un entrepôt existant, mais là, lui il va acheter l’immeuble dans le terrain, immeuble, les deux, puis après ça, il passe à travers. Donc là, ça veut dire Desjardins finance, monte différents produits financiers pour l’aider à passer à travers premièrement l’acquisition de terrain, puis ensuite de ça, le prix de construction. OK.

Si on parle en fait après de construction admettons, alors ben il y a les procédures régulières, on disait pour évaluer en fait c’est quoi la qualité de l’emprunteur. C’est quoi la qualité de projet ? Oui. On a notre évaluation là-dedans ; là-dedans en fait, il y a beaucoup de processus en fait qui est variable, par exemple : est-ce que le terrain, il y a des contaminations là-dedans ? Les problèmes environnementaux ? Est-ce que la bâtisse elle-même, physiquement, il y a des choses qui arrivent par exemple, comme du calcaire, comme de la structure, un peu de danger. Ouais. Le design intérieur, est-ce que ça suit pour le besoin du client ? Ça, on doit regarder ça et ça, c’est la partie que le client devrait en fait régler en avant. Donc, mais nous au niveau d’applications de financement, …Oui…normalement, on disait qu’en 2 à 3 mois…OK…dans cette circonstance-là. OK, je vois. Et ensuite, sur ces nouvelles constructions, ça peut être plus long aussi, ça dépend en fait de l’échéancier du client. Oui. Est-ce qu’il va commencer à construire plus tard ? Ouais. Ou il va construire plutôt que maintenant. Mais pour nous, on sait comme a besoin de plans, on a besoin des projets pour évaluer c’est quoi le coût de construction ou d’achat ? Ouais. Et c’est quoi la valeur potentielle de cette bâtisse-là ? Absolument. Et c’est quoi la performance du client ? Ouais. Là, on va regarder comment on fait le financement.

Ouais. Est-ce que présentement, comme dans le secteur des financements résidentiels, vous vivez le même défi du manque d’évaluateurs pour les immeubles commerciaux ? Oui, souvent je disais au client qu’en fait pour voir la télé, ce n’est pas à cause de nous. Oui. C’est parce que les rapports ne sont pas prêts, donc on doit attendre ça aussi. Ouais, alors, les évaluateurs, on vous attend, on a besoin de vous, super ! Alors après, j’aimerais savoir comment est-ce que tu vois dans le global, parce qu’on sait que probablement, ben les taux d’intérêt y ont déjà commencé à augmenter et puis ça va vraiment être visible, soit disant vers avril, l’année prochaine, 2022. Quel impact selon toi que ça va amener dans ton travail et puis dans les projets d’acquisition des clients ? En fait, le financement immobilier, c’est plutôt une question d’effet levier pour les clients. Oui. Alors, le client, l’effet levier, tu vas impacter aussi le rendement. Oui. Quand le taux d’intérêt qui augmente, alors déjà leur rendement, ça va être réduit parce que le coût est plus élevé. Oui, en effet.

Deuxièmement, pour la banque, quand le taux d’intérêt augmente, je dis comme d’une façon générale, alors nous, on va serrer aussi notre test comme un test de pression, dit c’est normalisation. Oui. On va augmenter aussi le taux de test, à ce moment-là, c’est sûr qu’avec même un montant de revenu et puis, on va baisser le montant de prêt. D’accord, oui. Là, ça veut dire que pour le client, ils vont donner plus de mises de fonds. Oui, absolument. Alors, le capital est plus élevé, le taux d’intérêt plus élevé, donc dans le rendement visé, admettons s’ils ont comme un rendement interne comme estimé de 8 à 10 pourcent ; bon, maintenant, ça peut être peut-être 7, 6 pourcent. En effet. Donc ça va baisser leur rendement d’investissement. Oui. Donc, quand ils vont commencer un projet, ils vont prendre considération à ça aussi. Oui, donc ça va amener dans le fond les investisseurs plus réfléchis. C’est ça, ils vont réfléchir plus. Oui. Et nous la banque aussi, on va s’asseoir plus sérieux aussi parce que le coût d’intérêt pour nous aussi, ça augmente. Oui, absolument. Alors, dans ce contexte-là, comment est-ce que Desjardins va se différencier des autres ? Quelles sont les forces marquantes ? Je dirais en fait chaque institution financière, en fait même moi, je travaille dans plusieurs institutions… Oui, oui.

Ce n’est pas comme avantages et inconvénients comme permanents, dont chacun son tour. Des fois, on a quelques avantages dans ce produit-là ou ce service-là, des fois, non. Alors je dirais plutôt comme chaque institution a son caractéristique ou a son comme… moi, je disais par exemple pour Desjardins, c’est une entreprise en fait où on sait s’était grandi localement au Québec depuis 120 ans. Oui. Alors, il a plus de couverture de services à travers du Québec et puis aussi bien établie à Ontario. Oui. Alors, comme la dernière fois quand je fais le voyage avec mes amis, puis en Gaspésie, je vois comme un Caisse Desjardins là, j’ai pris une photo. OK. Je dis OK, je suis présent. Après je trouvais dans chaque ville, un petit village quand je traverse, mon ami m’a dit : ‘‘Joe, il y a une autre caisse, prends une photo’’ ; bon, je dis : ‘‘OK.’’ Puis après, je trouvais oh chaque village, on a la Caisse Desjardins ; ça, c’est notre avantage, je pourrais dire. OK. Ensuite, grâce à la structure de Desjardins, c’est plus flexible…Oui, OK…parce qu’on n’a pas comme par exemple, il y a un ‘‘red of face’’, puis après en bas tout le monde devrait suivre red depuis vers le haut. Ouais, OK. Nous, c’est la décision finale, ça va être pris dans les caisses…

Oui…parce que chacun, ils ont des caisses comme des boards, ils vont prendre la décision au niveau des finances. OK. Ensuite, on a des règles, on a des pratiques, on a aussi des services en auxiliaires qui est fourni par le red of face. Je vois. C’est pour nous aider, c’est-à-dire pour nous supporter. Donc une gestion plus horizontale. Puis ensuite de ça, les décisions se prennent localement. Oui, plus rapide…Ouais…et plus flexible aussi, ça je me dis, ouais. Très bien, très bien et merci beaucoup de nous avoir éclairé tous ces points aujourd’hui. Merci CHIA pour me donner une chance de parler de ça, ouais. Ça m’a fait plaisir, alors à très bientôt. Merci, à très bientôt. Mer​​ci!

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